Hypertension et cerveau

Le premier thème de recherche de mon laboratoire est l’étude de l’impact des dysfonctions vasculaires, en particulier l’hypertension artérielle, sur la santé du cerveau. L’hypertension est considérée comme un accélérateur du vieillissement cérébral et est un facteur de risque considérable pour les dysfonctions cognitives, les démences et les accidents cérébrovasculaires (ACV). Les dysfonctions cognitives et les démences chez le patient hypertendu sont associées à une accélération du vieillissement cérébral caractérisée par un rétrécissement plus rapide de la matière blanche et grise, des hyperintensités dans la matière blanche ainsi qu’une régulation dysfonctionnelle du débit sanguin cérébral. Jusqu’à maintenant, il n’y a aucune évidence qui démontre que la diminution de la pression artérielle diminue l’incidence des démences autres que celles associées aux ACV et les données sont contradictoires en ce qui concerne les effets supérieurs d’une drogue antihypertensive comparativement à une autre. Une meilleure compréhension des mécanismes qui sous-tendent le vieillissement cérébral chez le sujet hypertendu aidera à développer des stratégies préventives contre les démences et améliorera la qualité de vie des personnes âgées.





Démences vasculaires et maladie d’Alzheimer

Il est maintenant reconnu que la plupart des cas de dysfonctions cognitives et de démences chez les personnes âgées sont associées à des troubles vasculaires. Cependant, très peu d’études ont tenté de comprendre la relation entre les facteurs de risque vasculaires et les démences. En utilisant des modèles animaux de la maladie d’Alzheimer et de dysfonctions vasculaires, nous tentons de comprendre comment ces pathologies interagissent afin de développer une approche globale tenant compte des composantes humorales et hémodynamiques ainsi que celles propres à la maladie d’Alzheimer pour traiter les démences. L’objectif est de tester des approches thérapeutiques agissant principalement sur les facteurs de risque vasculaires afin de préserver les fonctions cognitives.





Couplage neurovasculaire

Le couplage neurovasculaire constitue un mécanisme de contrôle de l’homéostasie du cerveau en reliant l’activité synaptique neuronale au débit sanguin afin de satisfaire les besoins en glucose et oxygène des neurones. Bien que ce phénomène ait été l’objet d’investigations depuis plus de 100 ans, les mécanismes par lesquels une augmentation de l’activité synaptique se traduit par une vasodilatation et les dysfonctions qui les affligent demeurent très peu compris. Pourtant, l’étude fondamentale du couplage neurovasculaire représente le fondement des principes de la neuroimagerie moderne et sa compréhension pourrait expliquer les dichotomies (résultats positifs/négatifs) observées en imagerie cérébrale et permettre le diagnostic de certaines neuropathologies. En outre, ces fonctions neurovasculaires peuvent péricliter dans certaines conditions telles que le vieillissement, la maladie d’Alzheimer, l’hypertension, et l’accident cérébrovasculaire.